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Archive for the 'P.W.R.' Category

Des élections

Vendredi, mars 23rd, 2007

J’ai reçu ce matin un courriel assez intéressant sur la politique actuelle et le moyen d’agir. Pour ne pas rallonger inutilement ce billet, faudra aller lire le contenu de la chose ici.

Ce courriel m’a fait réfléchir, où plutôt m’a donné l’occasion de formuler l’état actuel de ma réflexion. J’ai donc envoyé une réponse à son auteur, rapidement, sur le coup du moment, sans trop le relire avant d’appuyer sur “envoyer”. Mais, en le relisant, j’y vois beaucoup de sens. Beaucoup d’absolutisme aussi («Bref, j’aime l’idée d’une discussion si c’est sur le rôle et l’importance de l’état dans la vie moderne, et la remise en question complète du système capitaliste qui le supporte.», comme si je n’étais ouverte qu’à ce genre de discussions…), beaucoup de confusion dans la pensée, beaucoup de réflexions à faire, etc.

Mais j’aime bien ce que j’y voit. Je sens que je suis sur une voie intéressante. Malgré que j’aie beaucoup de difficulté à exprimer une quelconque idée politique.

Voici:

(il faut avoir lu le texte auquel je réponds pour comprendre, hein…)

J’appuie ton initiative, et je suis 100% derrière cette phrase: «Or, dans ce projet, tout est relié ; il est absurde de séparer santé, éducation, économie… il faut réfléchir globalement.»

Il me semble, à moi aussi, qu’en définissant des “priorités” les partis politiques ne font que diviser le problème en des parties de plus en plus petites, s’éloignant par le fait même du noyau initial et ne résolvant rien, seulement les conséquences de ce problème.

Mais, je n’appuie pas le reste de ton discours. Mon vote pour QS est déjà dans l’urne (vote par anticipation), et je ne regrette pas mon X, mais mon idée politique va plus loin. Je ne crois pas en l’état que je vois aujourd’hui, et j’ai l’impression de plus en plus grande que ce n’est pas en passant par celui-ci que nous pourrons changer les choses, mais bien en s’organisant, citoyen-e avec citoyen-e, pour des causes qui nous tiennent à coeur. C’est en parlant aux gens, en agissant au quotidien (je ne parle pas ici de recycler chez soi, mais d’organiser des événements, des actions directes, etc.) que nous pourrons vraiment changer les choses.

La révolution tranquille fut un grand pas en avant pour le Québec, certes, mais fut-ce assez? Pour ma part, je me sens beaucoup plus proche du FLQ que du gouvernement de Jean Lesage.

J’ai donc voté, et je crois qu’il est important de le faire, mais je ne prend pas ce vote pour plus que ce qu’il est: un appui, parmi tant d’autres, pour un parti politique qui représente une partie de mes convictions. Je ne souhaite pas être classifiée dans une quelconque catégorie politique (je pense à l’anarchisme), mais à mon sens, l’état serait beaucoup mieux avec une démocratie directe comme on le voit en AG.

Je ne sais pas encore si je ferai passer ton message puisqu’il ne représente pas vraiment ma pensée. Je te promet d’y réfléchir, par contre. Ce qui me bloque, je crois, c’est que je n’arrive pas vraiment à comprendre le but de ton initiative. Cherches-tu à lancer un mouvement en faveur de QS (il me semble que non puisque ton allégance politique n’apparaît qu’à la fin), cherches-tu à lancer plutôt une discussion sur la politique québécoise actuelle (c’est ce que j’y vois)? Je me demande aussi si tu es vraiment convaincu que c’est en oubliant un papier dans une boîte de carton aux 5 ans qu’on peut changer les choses (en tant que participant actif à la vélorution, tu ne me donnes pas cette impression, mais qu’en sais-je?!). Bref, j’aime l’idée d’une discussion si c’est sur le rôle et l’importance de l’état dans la vie moderne, et la remise en question complète du système capitaliste qui le supporte.

Ma pensée peut sembler plus ou moins claire, et elle l’est puisqu’elle a été écrite en 20 minutes par un cerveau qui n’est pas encore sûr de lui. Je serai heureuse d’être tenue au courant des développement de ton action, dans tous les cas.

Je te salue bien bas,

Gabrielle Anctil

PS. En relisant ton texte, j’y ai vu surtout une exhortation à la reprise en main de la politique par les citoyens, idée que je trouve très louable, mais via les élections, ce que je n’arrive pas à comprendre. Je reprend une phrase que j’ai écrite plus haut et te demande si ” tu es vraiment convaincu que c’est en oubliant un papier dans une boîte de carton aux 5 ans qu’on peut changer les choses”?

De plus, mon opinion par rapport aux partis politiques est très simple: ils sont inutiles et stupides. Toi-même le dit « mon vote ira à Québec Solidaire. » Mais, dans ton comté, ce n’est pas QS qui est sur le bulletin de vote, mais le nom de quelqu’un qui représente les idées de ce parti. Dans le cas de QS, il me semble certain que chacun des individus aura le droit, si élu, de parler en son nom propre (et celui de ses électeurs, espérons-le) mais est-ce le cas pour le PQ, le PLQ et l’ADQ? Sûrement pas! (L’ADQ me semble le meilleur exemple de cela, avec pour seul “individu” la figure du Chef (majuscule ironique) Mario Dumont). En politique, nous devrions voter pour les idées d’un seul individu et pas pour celles d’un groupe. C’est impossible que les idées de chacun des membres de ce groupe soient absolument similaires, de toute façon. Enfin, le débat ne porte pas là-dessus, mais il me semble encore plus ironique de voter pour un parti, alors que c’est à côté du nom d’un humain que tu noirciras une case.

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Sinon, j’ai un bouton sur le genou.

L’éducation pour tous!

Vendredi, février 2nd, 2007

À l’U. anglo-snob où je vais, un cours me coûte en moyenne 300$. 100$ par crédit, donc. Cher.

Pourtant, ce que j’y apprend n’est pas d’un intellectualisme hors de la porté des gens n’ayant pas accès à ce milieu favorisé. Pas besoin d’un DEC, à mon sens, pour comprendre la grande majorité de ce que j’y apprend. (Un DEC c’est utile pour d’autre chose, on entre pas dans ce débat, merci) Pourquoi si cher? Beaucoup parce que je vais à cette U. en particulier, réputée pour les frais afférents élevés, beaucoup parce que l’éducation post-secondaire, c’est de plus en plus cher, pour des raisons stupides de droites économistes (la colère monte en moi juste à y penser. MORT AU QUÉBEC LUCIDE. ouff, ça va mieux)

Alors, au prix que ça me coûte, je me dis que je pourrais répartir le savoir. 300$ pour une personne pour un cours, à mon sens c’est presque du gaspillage. 300$ pour 5 personnes pour un cours, le même cours, c’est un coût déjà plus passable.

Mais je m’en vais où avec toute cette introduction?

Simple.

Mes notes de cours je les prend(s?) sur Aristote. Aristote est un laptop. Toutes mes notes de cours sont donc dans le disque dur d’Aristote, dans un fichier word (version volée, quand même, sinon j’utiliserais Open Office!). Elles y croupissent, meurent, perdent leur temps alors que tant de savoir y est contenu.

Afin d’éviter donc une perte, de savoir surtout, parce que je ne croit pas en la ségrégation des universitaires, parce que le savoir appartient à tous, j’ouvre une nouvelle section sur ce blogounnet. Je met en ligne les notes des cours qui valent la peine d’être partagées (certaines ne le valent pas, malheureusement). Ces notes de cours sont disponible gratuitement, téléchargeables, copiables, etc. sans que vous n’ayez à me contacter, ni parler de moi, ni rien. Ces notes de cours sont à vous. Je les rend disponible pour votre culture personnelle, point. N’hésitez pas à en parler, à les propager.
Par contre, et ceci a été mûrement réfléchi, ne seront pas disponible mes travaux de session. Pour des raisons évidentes de plagiat-facile, désolée. Il vous est par contre possible de m’écrire ( gwenaelle147 (a) yahoo.ca ) pour que je vous les envoie, justification à l’appui. (Je crois pas que ça arrivera beaucoup mais bon)

Alors euh, telle est ma vision des choses, telle est mon idée et telle est mon action. Profitez-en!

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Commençons avec le cours FREN-250. Celui-ci s’intitule pour vrai Littérature française avant 1800. Nous avions à y lire La chanson de Roland, un recueil de poèmes de François Villon, des extraits des Essais de Montaigne, Le Cid de Corneille, Phèdre de Racine (je crois ¬¬), Les liaisons dangereuses de Laclos et certains Caractères de La Bruyère. Le cours était donc une analyse de ces différents textes, mais surtout un résumé du contexte d’écriture, chronologiquement, des Å“uvres. Un cours mêlant histoire de la France et celle de sa littérature, donc.

Dans ces notes, vous pouvez trouver des renvois à un « Course Pack » que vous n’avez pas. Pas grave, ce n’étaient que des extraits de textes dont l’absence ne changera pas votre compréhension générale. Il y a aussi sûrement des notes personnelles, des débuts de posts, des citations et surtout, un paquet de fautes d’orthographe. Vous êtes avertis.

Pour y accéder, c’est simple. FREN-250.

D’autres trucs bientôt, dès que j’ai fait le ménage.

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Une page sur le sujet est aussi maintenant disponible dans le menu à droite.

11 novembre

Dimanche, novembre 12th, 2006

Ce post est écrit depuis une semaine environ, mais une gêne confuse m’a empêchée de le publier à ce moment-là. Finalement décidée, je l’ai reccorigé et recogité. Et même en le publiant, j’ai des doutes sur sa syntaxe et son but réel. Enfin. Erw.

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Depuis quelques jours sont apparues des petites fleurs rouges et vertes sur les revers des manteaux que je croise dans mes escapades quotidiennes. Probablement par un phénomène relié sont aussi sortis de nulle part des gens portant des boîtes emplies du même genre de fleurs et bardés de médailles militaires. Utilisant mes talents déductifs de super-espion, j’ai conclu que toutes ces apparitions étaient le signe indubitable de l’approche du 11 novembre, Jour du souvenir, Remembrance day.

Habituellement, je me précipite joyeusement sur l’objet de consommation trop top cool que représente cette fleur rouge en plastique cheap. Mais cette année j’ai décidé de me demander si je voulais vraiment me promener en arborant un symbole militaire entre mes macarons révolutionnaires (comme : « Peu de choses dans la vie marchent aussi bien qu’une Volkswagen »). Alors j’ai commencé à me demander ce que je pensais du jour du souvenir.

Commenceons par définir la chose. Le Jour du souvenir commémore, chaque année depuis l’an 1918, l’armistice de la Première Grande Guerre (j’ai jamais su ou mettre les majuscules), signée le 11 novembre à 11h (avoir été en 1911 ç’aurait fait le 11/11/11, mais on chipotera pas sur les détails). Depuis, la commémoration a été étendue à tous les morts militaires de toutes les guerres.

Donc. Le Jour du souvenir glorifie des militaires morts à la guerre.

Des militaires. Pourquoi des militaires seulement? Les civils qui meurent chaque jour à cause d’une guerre qu’ils n’ont manifestement pas envie de vivre (sinon ils s’enrôleraient dans l’armée!) sont-ils moins dignes de mention? On les célèbre pas eux? On ne se souvient pas de leur martyre injustifié? (c’est justifié le martyre des soldtats? Et depuis quand tu utilises le mot martyre sans rire toi?) Dès qu’on en a parlé au téléjournal entre deux reportages sur les madames qui font du bénévolat (désolé, j’avoue, j’ai ouvert la télé cette semaine et c’est ça que j’ai vu), ils sont assez « honorés, » on a plus besoin d’en parler?

Je ne veux clairement pas dénigrer ces soldats obligés par un gouvernement dégeulasse (la conscription, par exemple, ou les représentants de l’armée américaine qui recrutent dans des quartiers pauvres aux États-Unis). Mais je considère que si on parle de guerre et de morts et qu’on en fait une célébration, il ne faut pas oublier les civils! Ils ont pas droit à leur journée eux?

Ensuite.

À la guerre. Célébrer des gens morts à la guerre alors qu’ils ne voulaient pas y aller, du genre les morts de la conscription passe toujours. Mais de célébrer des gens qui ont voulu, de leur plein gré, lucidement, tuer d’autres gens, je suis incapable.

Premièrement je suis complètement contre la guerre. Entièrement. Je trouve absolument répugnante cette idée qu’ont les gouvernement d’envoyer des gens mourir à leur place pour des questions de querelles de posession de Gaïa. Entièrement.

Pensez-y. Juste quatre secondes. Mourir, tuer, pour quelqu’un d’autre. Qui veut quoi? Du pognon.

Non.

Secondement, je vois cette journée commémorative comme une sorte d’approbation de la guerre. J’imagine les fringuants tueurs se précipiter dans les déserts d’Irak en se disant : [dramatisation] « Au moins, si je meurt, je serai célébré. Vive la guerre! »

On qualifie quand même ces meurtriers de héros.

D’ailleurs, l’argent des p’tites fleurs rouges qu’on achète il va où? Au Royal Military of Canada (information non-certaine, je comprenais rien à l’accent du mec qui me l’a dit – mais prenez pour acquis qu’il va dans une institution militaire)

Ceci étant dit, j’aimerais établir une distinction. Je consens à comprendre l’utilité de forces militaires tels les casques bleus (du bout des lèvres). Je répugne absolument à accepter quoi que ce soit d’autre. Vive Gandhi!

Résumons. Le Jour du souvenir commémore des morts à la guerre. Des morts militaires, dans une guerre. Pas les civils. Et ça inclut ceux qui sont allés volontairement à la guerre. Tout en oubliant ceux qui y sont morts sans vouloir en faire partie.

Bref. Mon opinion est férocement malléable, encore. Je recconais qu’il y a probablement des failles dans mon raisonnement.

Mais moi, j’ai pas de fleur rouge, even if « it looks very good on a black coat! »

Et j’en aurai pas.

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Merci de commenter.

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Boris a toujours le bon mot. Bon pas toujours, mais semble-il qu’ici, il ait eu droit à un éclair divin.

Écoutons.