You’re Giving Me The Chills
Dimanche, août 30th, 2009Je suis fascinée par l’idée d’une caresse légère. Sur l’avant bras, des doigts se promènent doucement.
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À Montréal, je me sens seule. Oh, bien sûr, évidemment que j’ai des ami-e-s. Des gens à câliner, des gens avec qui partir à l’aventure. Mais, en même temps. Impossible de partir, seule, sans rien planifier, et de rencontrer, en chemin, une compagne, un ami, quelqu’un avec qui partager un bout de chemin, avant de croiser quelqu’un d’autre, et quelqu’un d’autre encore. La ville est si grande ici qu’on s’y perd.
Toute ma vie, j’ai eu peur de ces petites villes où tout le monde se connaît. J’avais peur qu’on me rejette, surtout, que tout le monde se ligue contre moi et que je me retrouve, seule, avec aucune possibilité de rencontrer quelqu’un de nouveau.
Je n’aime plus la grande ville. Ironiquement, c’est maintenant ici que je me sens abandonnée, avec un monde entier ligué contre moi. Personne qui ne me salue dans la rue, personne qui vient me voir pour me donner un câlin. Je suis complètement abandonnée dès le moment où je ne suis plus acessible par téléphoneinternet.
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Je m’ennuie des îles, surtout.
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Je t’aime.



