Always having to answer “Why don’t you eat meat?” In spite of all the reasons I could cite, the truth is that I just don’t want to, and I shouldn’t have to justify it every day of my life.
Lundi, février 9th, 2009Chop. Chop. Chop.
Il y a la planche de bois et le couteau juste parfait qui a une extrémité ronde pour pouvoir couper comme les vrais chefs font, avec les doigts pliés et tout le reste. Il y a la cuisinière au gaz et même les chapeaux blancs en cylindre dont tout le monde conteste l’utilité. Moi aussi, d’ailleurs, eh, je porte le petit filet mais pourquoi est ce que j’ai besoin du chapeau blanc encombrant? Il y a aussi mon sourire, probablement aussi large que cette carotte que je viens de trancher en julienne.
J’aime la cuisine. Je bave devant les économes, j’envie les couteaux des autres, je salis mon tablier mais pas les manches parce que les vrais cuisiniers (ières!) ne salissent pas leurs manches. Je tranche jusqu’à en avoir mal aux doigts de tenir mon couteau si fermement. Ma soupe sera la meilleure, que je me dis, elle sera finie aussi rapidement que si j’avais fait ça toute ma vie et goûtera mille fois mieux que celle que ma mère faisait quand j’avais des dents toutes neuves. Elle sera si jolie que toutes les autres soupes vont pâlir de jalousie, devenir plus vertes, peut-être, mais vert kaki comme si les épinards avaient été jetés au début de la cuisson. Pfeuh.
Je suis amoureuse.



