A Spider - Beside Her
Je crois que j’ai envie de retourner à Montréal. C’est une chose difficile à admettre, et un peu incompréhensible. De ce que les gens me disent, je peux deviner que Montréal n’a pas changé du tout, qu’elle est toujours exactement la chose que j’ai quittée. La seule raison qui fait que j’ai envie de retourner à Montréal, en fait, c’est cette conviction que c’est l’endroit où je dois (je veux, peut-être, mais je n’arrive pas à déterminer si c’est le cas) m’installer et tenter de m’intégrer. C’est l’endroit logique, en effet, puisque c’est celui où je connais des gens et où je pourrais reconstruire un monde différent et qui me correspondrait. Malgré tout, ce désir me semble étrange. J’ai encore l’impression que cet endroit où je voudrai réellement m’installer n’existe pas encore. Du moins dans ma vie.
Il y a des choses qui, je crois, me manquent, quand même. J’ai des souvenirs de moments incroyables et je crois bien que je serais capable d’en recréer des semblables. Et il y a des personnes qui, je crois, me manquent. Non, pas tellement en fait. Mais je me souviens de gens et j’aimerais voir si je suis encore compatible avec eux, malgré les changements de ma personne.
Donc il y a un endroit où j’ai envie de retourner parce que je sens que c’est le seul endroit où j’ai le droit de faire ma maison, et des gens que j’ai envie de revoir parce que j’espère que j’aurai encore envie de les fréquenter.
Soudainement, quand je le formule comme ça, j’ai moins envie d’y aller.
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Reste ce désir de me créer une maison, quelque part, à un endroit où je pourrais me sentir moi-même et m’installer réellement. Vider mon esprit de tous les projets qui y volent, avec une peau verte et des rubans multicolores. Cuisiner, coudre, jardiner (sans devenir une femme de maison parfaite, ah!) et être parfaitement heureuse à l’idée de passer une journée dans mon jardin à livre un livre. Maintenant que j’ai expérimenté le plaisir de vivre dans un endroit qui est le mien, par opposition à un endroit qui est celui de mes parents, j’ai envie d’aller plus loin et d’avoir le pouvoir de modifier cet environnement, de m’y installer pour une durée de temps plus longue.
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(Note à moi-même: commencer à célébrer, le jour de ma naissance, l’anniversaire de ma cohabitation avec moi-même. “Joyeux anniversaire!” “Oh! Tu t’en es souvenu!”)




avril 11th, 2008 at 21.20
La ville de Québec est tellement mieux.
avril 13th, 2008 at 13.55
Laval aussi c’est super ! Il y a maintenant un métro, et une joli chambre dans une maison au toit orange. Et je ne mentionne pas le jardin où pousse les framboisiers
avril 13th, 2008 at 21.39
Moi je vote Chicoutimi!
avril 16th, 2008 at 15.28
Il s’agit juste de reposer tes pieds sur le sol, le temps de prendre ton élan et de rebondir dans un autre ailleurs, betôt. Allez.
avril 20th, 2008 at 22.40
eh Gaby.
J’ai besoin d’un petit cordial, que dirais-tu d’une joute, une sortie de joute aérienne et imagée? J’ai besoin de me sentir vibrer, que dirais-tu d’un duel sur les cumulus, d’une dingue poursuite entre les nimbus, d’un duel littéraire, ma chère. Je t’assène un coup de ce gant que je n’ai pas, et j’imprime sur ta joue de pucelle (tu es une pucelle) les cinq doigts de la main h-o-n-t-e laquelle sera bientôt tienne. Ignores-tu, relèves-tu, rejettes-tu?
avril 21st, 2008 at 7.59
bah, littéraire c’est pas vraiment le mot, alors let’s flush it , ouhaha
avril 21st, 2008 at 9.53
je veux bien. tu commences?
avril 21st, 2008 at 9.59
Non, c’est toi, parce que g c’est pas vraiment un nom.
!
avril 21st, 2008 at 10.01
j’exige 24h et un clavier avec accents.
avril 21st, 2008 at 10.13
Accordé , haaaha