Addicted to sugar…
… yogourt and tea.
Je réfléchis beaucoup à mon alimentation, public ému, et je me demande ce que je peux bien faire entrer directement dans mon corps, chaque jour. D’où viennent la farine, les œufs, les poires que je mâchouille consciencieusement?
La conclusion, si elle existe, n’est pas glorieuse. Je me suis donc lancée sur un bouquin de nutrition végétalienne que Neil le hippie a fièrement agité devant moi, un soir, alors que j’étais assise de l’autre côté des musiciens au Blue Lamp. Et je fais fonctionner mon cerveau, principal outil de réflexion (juste avant le savon et les mouches à feu) que possède mon moi-même.
Alors?
Le sucre. N’est pas très gentil.
Il me faut faire des recherches sur le sujet avant d’affirmer quoi que ce soit, mais il me semble bien que le sucre est cultivé dans des plantations pas très éthiques dans des pays chauds. Le sucre, délice des ventres chocolatés, est plein du sang noir des travailleurs-esclaves de pays inindustrialisés.
Le lait. N’est pas très gentil.
Directement issu du corps de ces animaux dont personne n’a envie de subir le sort [voir], le lait – et ses dérivés – ne sont certainement pas mieux au niveau des produits chimiques, de l’exploitation et du transport. Zéro pour l’environnement, lait, zéro pour le droit des animaux, zéro pour mon corps à moi. De plus, Neil-le-hippie a affirmé quelque chose que je devrai vérifier : le lait n’a pas été un ami du corps humain jusqu’à tout récemment dans l’évolution.
Les œufs?
Les œufs sont une immense énigme pour moi. N’étant pas des animaux morts, ni même des futurs animaux, leurs protéines ne peuvent être qu’un positif. Les œufs locaux de poules en liberté sont quasiment plus faciles à trouver ici que les œufs exploités, alors je doute. Est-il vraiment mauvais d’en ingérer de temps en temps? Contrairement au lait, il semble que les œufs ne sont pas des choses atroces et il existe des cas dans la nature d’animaux se nourrissant des rejetons d’une espèce différente (à vérifier), alors que les humains sont les seuls à boire un lait qui n’est pas le leur.
Le dénouement est évident.
Et si difficile à suivre. Le quasi-végétaliennisme (puisque je suis une amie des œufs), qui tente de bannir tous les sucres exploités (le miel et le sirop d’érable sont maintenant mes meilleurs amis) est plus facile à dire qu’à faire. L’affirmation signifie que le temps des produits transformés est fini et que mon alimentation doit absolument être pensée plus que quelque minutes à l’avance. Cela signifie aussi que je joue avec ma santé, le risque étant qu’en bannissant un si grand nombre de sources quotidiennes de vitamines et protéines et tous ces machins, je me rende sérieusement malade. Il s’agit donc de se renseigner, de lire, d’assimiler, et d’intégrer à mon monde un monde de légumes, noix et lentilles.
(Je repousse le questionnement à propos du thé, que je sais malsain pour la planète, les humains et possiblement mon corps. Je viens tout juste de bannir le fromage de ma vie, laissez moi une chance!)
(Par contre. Les oranges. Ce sera pas avant que je sois dans un pays où je peux tendre la main pour en cueillir.
Je sais, le jus d’orange!)




mars 2nd, 2008 at 18.12
TU as banni le fromage…j’ai de la misère à croire ça.
mais, eh, oublie pas de te laisser une chance, et de continuer d’aimer manger. ;) c’est un plaisir de la vie, n’oublie pas ça. amour ^^
mars 3rd, 2008 at 10.54
Le sucre… existe en version équitable. Il y a donc encore moyen de se faire plaisir là -dessus!
Le lait… en effet, les gènes permettant d’assimiler le lait passé la petite enfance sont apparus après la sédentarisation de notre espèce, et quelques “groupes génétiques” de la population humaine n’ont pas le gène permettant de le faire. (pour plus d’infos, j’ai un article du Québec Science sur le sujet) Je crois bien que nous soyons la seule espèce à boire le lait d’une autre… mais le lait cru, trait directement de la vache, ne me semble pas poser de problème. Un type assure même que c’est beaucoup mieux que le lait pasteurisé, industrialisé:
http://www.acresusa.com/toolbox/reprints/April04_Schmid.pdf
Les oeufs… en effet, il existe des espèces ovipares, mangeant les oeufs des autres. Et en plus, elles mangent des oeufs qui sont en mesure de produire un rejeton viable! Mais attention, il faut modérer sa consommation, il pourrait y avoir des conséquences pour la santé:
http://en.wikipedia.org/wiki/Egg_%28food%29#Health_issues_of_eating_chicken_eggs
T’es courageuse de bannir tout ça! De mon côté, au nom de ma propre démarche de radicalisation, je poserai le problème suivant: ce n’est pas de cesser de manger du sucre normal ou du lait que l’exploitation des humains et des vaches (dit comme ça, c’est assez drôle) cessera. C’est important la responsabilisation individuelle, et d’agir en accord avec nos principes, mais il ne faut pas oublier d’analyser également les structures sociales… (pour moi c’est plus important)