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V pour viande

Au commencement, il y a la naissance d’un animal. Veaux, poussins, agneaux, tout droit sortis du ventre de leur maman.

Puis viennent les humains.

Piqûres, pour commencer. Contre les maladies, probablement, pour calmer le nouveau-né confus. Pour le faire grandir plus vite, aussi. Et la nourriture, mélange synthétique et redondant, parfois même issus des corps d’autres animaux morts. Bourrée de médicaments, elle aussi. Puis la prison, cage, étable où des centaines de ces petits et plus grands sont entassés dans une atmosphère artificielle, lumière contrôlée, espace restreint. Peur, souvent, panique panique. Rien de tout cela n’est naturel, possible.

Ces bâtisses, démesurés, pleines des cris de ces êtres entassés, immenses blocs de béton gris posés sur un sol magnifiquement gaspillé, puant, bruyant. Et polluant. Déjections des prisonniers envoyés dans les cours d’eau, émissions de gaz à effet de serre, autant pendant l’utilisation que lors de la construction d’une super-porcherie ou d’une cage semblable. Monstrueux bouton qui envenime l’odorat des populations avoisinantes.

Puis, transport. Empilés dans des immenses camions, vivants, ballottés de la prison à l’abbatoir. Dans les rues, les cyclistes ébahis entendent les cris d’horreur poussés par les cochons aux voix humaines provenant du camion arrêté au feu rouge. Frisson. Camion pouf pouf, pétrole, embouteillage. Abbatoir. Mort. Humains, tuant ces animaux à la centaine. Chop, chop, longue journée de travail, chérie je suis à la maison. Massacrer des animaux de 9 à 5.

Transport, encore, vers la boucherie du supermarché. Verrue de béton encore plus immense, entouré de voitures, bombes individuelles, musique insipide, lumière artificielle, paniers pleins. En solde! Nouveau! Saveur améliorée! Découpage en petits morceaux rouges, plastique, réfrigérateurs géants. Formes amusantes, couleurs vives. C’est quoi ça maman? Un bœuf, je crois. Ah non, un agneau. Bouffe synthétique.

Dans l’assiette, médicaments, souffrance, peur, coincés entre deux veines. Steak bleu, merci. Gavez-moi de chimique!

Miam miam.

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(wow, épeurant de sensationalisme)





3 Responses to “V pour viande”

  1. Mariane Says:

    Peut-être, mais pouah, tu donnerais des frissons à n’importe quel carnivore convaincu!

  2. Laurent Says:

    Ouais, euh, il y en a un ici qui est carnivore-en-attendant et qui se sent mal!

  3. Tout, rien, la vie, la mort et le reste » Blog Archive » Addicted to sugar… Says:

    […] Le lait. N’est pas très gentil. Directement issu du corps de ces animaux dont personne n’a envie de subir le sort [voir], le lait – et ses dérivés – ne sont certainement pas mieux au niveau des produits chimiques, de l’exploitation et du transport. Zéro pour l’environnement, lait, zéro pour le droit des animaux, zéro pour mon corps à moi. De plus, Neil-le-hippie a affirmé quelque chose que je devrai vérifier : le lait n’a pas été un ami du corps humain jusqu’à tout récemment dans l’évolution. […]

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