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D-bauche

Dans une débauche incroyable de citations hilarantes et moins, dans un silence annoncé, dans la chaleur inouïe, dans la musique et les adieux.

C’est le débart. Le débart, parce que j’ai la grippe. Le débart, monsieurs dames.

Lien unique.

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Dans un commerce, il y a des phrases qu’on entend tellement souvent qu’on pourrait les murmurer en même temps que le client, qu’on pourrait les réciter avec lui comme des litanies. « Le guide de l’auto est-tu arrivé? », « C’est quand qu’il sort, le prochain Harry Potter? », « Le dernier Danielle Steele, c’est-tu le mauve ou le rose? » et, la plus troublante, la plus existentielle, la plus répandue peut-être : « Êtes-vous la caisse? »

Mon discours se résumait à de complexes explications logistiques : « Ils sont classés dans l’ordre alphabétique de nom de famille d’auteur, madame. » Il y avait cependant une phrase que j’aimais dire, une phrase qui m’égayait tellement que, forcément, le client approuvait : « On a pas ce livre-là ici, à Place Versailles, mais je peux le faire venir d’une autre succursale. »

[Polaroids, Anne Létourneau]

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Le mot tea en vint à suggérer un repas à part entière.

[Le thé, édition Marabout, p. 51]

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La vie se passe, les décisions se prennent, les événements surviennent au-dessus de lui [l’individu], quoi qu’il fasse. Il est un spectateur, même de sa vie; il ira voir le Pape, Mickael Jackson ou les Olympiques, pour « participer » à l’actualité. (p. 49)

Tout travail requiert de l’énergie. S’il est adapté à la personnalité du travailleur, il ne devrait exiger de sa part qu’une énergie renouvelable; en conséquence, jamais un travail ne devrait épuiser qui que ce soit. Certes, la personne sera fatiguée après l’avoir terminé, mais après quelques heures d’arrêt, elle devrait avoir pu récupérer la totalité de sa vigueur et de ses capacités physiques et intellectuelles. Beaucoup de gens les voient pourtant diminuer progressivement avec les années; on attribue ce phénomène à l’âge, alors qu’on sait aujourd’hui que le vieillissement en lui-même n’entraîne pas de diminution notable des capacités, mais uniquement, et tard dans la vie, un ralentissement dans la vitesse d’exécution. De nombreuses personnes atteintes d’invalidité partielle ou totale à un âge plus ou moins avancé sont tout simplement usées; elles ont puisé dans leur capital d’énergie vitale trop ou plus rapidement qu’elles n’étaient en mesure de le restaurer et ont été de plus en plus lourdement hypotéquées. (p. 172)

Ce n’est pas la richesse qui fait obstacle à la libération, mais l’attachement à la richesse; ce n’est pas non plus le plaisir que procurent les choses agréables qui est condamnable, mais le désir ardent de les obtenir. (E. F. Schumacher, small is beautiful, contretemps/le seuil, paris, 1978 p. 57)

Pour pouvoir sereinement tourner le dos à la consommation, il faut y avoir goûté et avoir réalisé à quel point la plupart des objets de consommation qui nous sont offerts n’aident pas au bonheur. […] Quelqu’un qui se sent privé de ce qu’il considère essentiel ou extrêmement valorisant ne peut facilement s’en passer lorsqu’il possède enfin les moyens de se les procurer. Par contre, nombreux sont ceux qui, sans avoir essayé tous les gadgets disponibles, ont suffisamment été en contact avec les « fruits » de notre civilisation pour savoir ce qu’on peut en tirer. (p. 239)

Pour que cesse la quête de l’avoir, et c’est essentiel si nous tenons à notre survie, il faudra aider les gens à trouver d’autres moyens de se satisfaire que dans la consommation. Donc :
[…]
-fournir aux gens des occasions de valorisation non matérielle – dans les arts, l’éducation […]. (p. 250)

Il est d’une extrême importance que les personnes qui ont atteint un niveau de conscience plus élevé puissent en faire bénéficier le reste de la société. (p. 251)

Serge Mongeau, la simplicité volontaire plus que jamais, montréal, écosociété, 1998.

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At the end of the Beatles’ song “A Day in the Life,” an ultrasonic whistle, audible only to dogs, was recorded by Paul McCartney for his Shetland sheepdog. No wonder I always found myself barking after that song.

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L’esclavage était à cette époque le véritable pivot de l’économie des grandes plantations d’Amérique et aussi de la Barbade. Bien que ce ne fût pas un système d’exploitation idéal, c’était l’unique moyen de tirer profit des cultures de coton, de tabac et de canne à sucre. Les femmes esclaves étaient, en règle générale, de piètres reproductrices, et la seule manière de reconstituer le stock d’esclaves, c’était de les acheter lorsque le besoin s’en faisait sentir. Les esclaves domestiques, qui servaient dans les maisons, étaient évidemment d’une espèce différente. Entre un « gullah » - esclave noir importé d’Afrique pour travailler dans les champs – et un esclave qui remplissait depuis des années les fonctions de majordome, il y avait presque autant de différence qu’entre un gamin des rues et un pair d’Angleterre.

-Roman Arlequin quelconque.

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-Je ne suis pas vraiment ravi, mais c’est normal. Déjà quand tu étais petite, je veillais sur toi avec un soin jaloux. Rien n’a changé. Je crois que je n’accepterai jamais de gaité de cœur de devoir léguer à un autre le soin de te protéger. Mais je reconnais aussi que tu as droit à ta liberté. Il est grand temps que tu assumes ta vie comme tu l’entends. (p.74)

Diane la laissa considérer d’un œil sinistre les fleurs qui, piquées à la va-vite dans une coupe emplie de mousse, dressaient leurs corolles colorées dans l’anarchie la plus complète, et alla servir une cliente. (p. 86)

-Enfilez une veste et venez. J’ai besoin de me dégourdir un peu les jambes.
-S’il vous plaît…
Il haussa un sourcil interrogateur.
-Je vous demande pardon?
-Vous êtes censé dire : « Enfilez une veste, s’il vous plaît. » Et ensuite, vous êtes censé me demander si j’aimerais aller me promener sur la plage.
-Je comprends. Mademoiselle a envie que je sois romantique. (p. 115)

-Je vais chercher le vin, répondit-il en disparaissant dans la cuisine. J’ai mis une bouteille au frais. Et j’ai aussi préparé une salade. Tout est prêt. Ce soir, c’est moi qui reçois. Installe-toi. Assied-toi et repose-toi.
-Magnifique! dit-elle en obéissant docilement.
Mais une lueur rebelle animait ses yeux d’ambre. (p. 137)

-Tout dépend. La puissance est une arme dangereuse. Surtout entre des mains féminines. On peut toujours prédire comment un homme utilisera la force. Mais une femme… vous êtes tellement imprévisibles! (p. 138)

-Une épouse aimante est censée soutenir son mari en toutes circonstances. Il est même bien vu qu’elle le flatte un peu en lui faisant remarquer qu’il a eu, comme toujours, une idée excellente.
Il contourna la voiture pour lui prendre le bras. Boudeuse, elle fronça gentiment le nez.
-D’où te vient cette conception curieuse des devoirs conjugaux d’une femme?
-Tous les hommes savent comment doit se comporter l’épouse idéale. C’est un savoir inné.
-Vraiment? Quel choc vous devez éprouver quand, génération après génération, vous découvrez que vos épouses ne correspondent pas toujours à ce gentil petit modèle!
-C’est un choc, c’est vrai. Mais nous sommes têtus. Et nous perdons jamais l’espoir. (p. 141)

Peter lui sourit par-dessus son verre.
-Il faut savoir se défendre, dans la vie. Nous ne sommes plus exactement des sauvages, mais la loi de la jungle est toujours la plus appropriée pour défendre son bien ou ses droits.
-Grand-mère disait toujours que la réussite ne devrait pas empêcher de respecter les lois de la morale la plus élémentaire.
Le sourire de Peter s’accentua.
-Elle avait raison. En partie du moins. Mais parfois, la lutte est âpre, et dans ces cas-là, il ne faut pas hésiter à utiliser les armes de l’adversaire.
-Ta pauvre grand-mère était tellement idéaliste, dit Catherine avec un soupir. Son sens de l’honneur était très louable, mais parfaitement inadapté à notre monde [celui des affaires]. (p. 146)

Les fleurs de l’orage, Jayne Ann Krentz. Roman Harlequin. 1988.





One Response to “D-bauche”

  1. Laurent Says:

    Pas eu le courage de tout lire :(

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