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Archive for juillet, 2007

Carnivore

Samedi, juillet 28th, 2007

L’autre matin, devant la station de métro, un homme chauve vêtu d’un ample vêtement orange et muni d’un grand sac jaune.

Un tibétain. Un vrai.

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À lire.

Une chose prend fin, une autre commence et c’est la même qui continue, autrement.*

Lundi, juillet 23rd, 2007

Partir. Partir. Partir**.

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C’est.

Pff.

Bientôt.

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*Geai, Christian Bobin, Folio, p. 66.

** À ne pas manquer!

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Dans un tout autre ordre d’idées.

Meanwhile

Mercredi, juillet 11th, 2007

Au départ, il y a le coton. Les champs de coton à perte de vue, modifiés génitiquement, tuant la terre parce qu’une seule culture à la fois, c’est vraiment pas bien pour le sol qui a besoin de répit et de variété. Monoculture. Du coup, lorsqu’il y a une variation sur le marché du coton, à New York, tout le village, la région où pousse ce coton est mise sur la sellette et chacun dans sa maison attend que le prix ré-augmente, ou se stabilise. Parce que, tsé, le souper des cultivateurs dépend de l’argent qu’ils feront avec ce coton.

Puis, il y a les tonnes et les tonnes de pesticides nécessaires pour que les insectes, habitués à la longue aux doses plus faibles et n’ayant plus aucun prédateur naturel, ne détruisent pas ces récoltes.

Puis le tracteur, qui fait les récoltes. Inhumain. À essence. Pout pout pout.

Puis le camion, qui vient chercher ce que les machines ont cultivé et empaqueté, pour les transporter vers un lieu x, probablement un autre pays. Le cas échéant, on ajoute l’avion ou le bateau au camion. À essence, encore. Des kilomètres à parcourir.

Puis l’usine où des travailleurs et des machines, les premiers sous-payés, sous-vivants, les seconds inhumains, travaillent. Conditions de misère, pour transformer le coton en tissu. Teinture toxique, déversée dans les rivières et les poumons des travailleurs. Machineries lourdes, faites de métal, consommant de l’électricité, produites (machine et électricité) on ne sait comment.

Puis le camion, encore, transportant le tissu de l’usine où il a été fabriqué à l’usine où il sera transformé. Si c’est la même, tant mieux, moins de camion et d’avion. Sinon, on ajoute encore au kilométrage. À l’essence.

Puis la seconde usine, machines et esclaves. Coupe, coud. Au final, un chandail, un pantalon.

Puis encore un camion et un avion, qui transporte le produit fini dans un pays du nord, là où il y a de l’argent.

Puis l’arrivée dans un centre d’achat. Bâtisse de béton immense, construite sans aucun respect de la vie, sur des terres bonnes à la culture. Du béton, des néons, rien de naturel, tout ce qui peut s’aligner contre gaïa. Et des gens sous-payés, encore. Des petits commerces obligés de fermer, des gens perdant leur emploi, trop petit, pas assez de profits, le grand magasin l’offre à 10$ de moins.

Puis le client, venu visiter le centre d’achat en voiture, seul ou à deux. Autoroutes, essence, solitude dans une grosse machine, accidents de la route, urbanisation axée sur l’auto, pollution sans arrêt, haine, stress [etc.]. Stationnement intérieur, sur des terres arables, en béton.

Puis le client achète, encourage toute cette chaine. Donnez moi de l’exploitation, c’est 10$ moins cher!

Et, à ce moment, le client, environnementalement conscientisé, en tendant un billet vert ou, probablement, une carte de plastique, répond à la caissière zoombie: «non, je ne prendrai pas de sac.» Il retourne chez lui, fier. Recycle l’emballage, l’étiquette. Et s’affiche glorieusement avec la marque qu’il vient de financer, clamant haut et fort: «je suis un meilleur humain que toi, je porte une marque et je ne prend pas de sac»

Morceaux

Mercredi, juillet 11th, 2007

Hier soir, je roulais lentement lentement, lumière et casque, cycliste convaincue, en transportant, ouvert, dans mon bac rose, Aristote-le-laptop sur lequel la partimentation roulait (35% done) afin que je puisse installer Ubuntu, le linux des humains.

Je me suis trouvée cyclo-geek, l’image de zoé-crappy et la lueur bleue dans le bac rose.

Ça valait une photo mentale.


(via)

Cui

Mercredi, juillet 4th, 2007

Nota en passant: il existe pour vrai une version open source de iTunes le géant musical, et il s’agit de Songbird. Le développement du logiciel n’est pas encore terminé, mais il est déjà possible de le télécharger en version beta et d’être heureux avec tout de suite.

Je vous le reccomande fortement, évidemment.

Si vous le voulez, il serait intéressant de lancer un débat sur le open source. Je croise trop de gens qui y sont opposés où qui n’en comprennent pas l’intérêt et j’aimerais comprendre pourquoi…