Online Dating

Archive for mars, 2007

Reconstruisons!

Mardi, mars 27th, 2007

Ce matin, je m’ennuyais. Comme l’an passé, je me retrouvais à la fin de quelque chose de gros et je n’avais devant moi que des expériences nouvelles à attendre patiemment dans mon quotidien gris. Je ne déprimais pas, je m’ennuyais. Chaque sentiment que je vivais était déjà-vu, déjà-vu, déjà-vu.

J’ai passé une journée assez sympa, main néanmoins redondante, à vomir un essai sur l’opinion publique lors de la crise d’octobre. Encore là, déjà-vu. J’aurais du choisir un sujet que je ne connaissais pas. Appât de la facilité.

Je me suis ensuite retrouvée dans un buffet de nourriture « Indienne » (j’ai des doutes sur la salade césar et les éclairs au chocolat) avec deux personnes plutôt déplaisante, une plus Moi-Je que je ne penserai jamais être, l’autre qui ne parvenait pas à faire le contrepoids, ainsi qu’avec l’Homme Que Je Vénère (mouar mouar).

Après ce souper terminé, il était prévu de retourner chez moi avec l’Homme Viril et de se vautrer devant mon écran cathodique dans les résultats de l’élection en cours. Mais ce dernier étant collectionneur de vêtements sexy de femme obèse (hum.), je fus traînée de force dans le sex-shop qui étalait sa sex-shopitude en face du restaurant. Après avoir bien rigolé devant les souliers trop haut, nous réalisâmes que la radio de l’endroit pervers éructait les nouvelles de Bernie (un autre!) D., le maître du « Si la tendance se maintient. » Écoutant les chiffres dérouler entre deux noms et partis politiques, nous découvrames alors que Jean Charest n’était pas élu (nouvelle qui fut dénoncée plus tard par un écran géant) et que le prochain gouvernement serait Libéral minoritaire. « Ah bon! » de s’exclamer la vendeuse blonde qui jouait dans ses cheveux [/stéréotype] et qui venait de nous affirmer que l’annonce avait été faite d’un gouvernement adéquiste. Après s’être bien marrés devant les porte-jarretelle, les huiles à massage et les coupons de pipe, les élections radiophoniques commencèrent à nous ennuyer et nous votâmes l’exitation du magasin à l’unanimité.

Marchant d’un pas soumis mais alerte en direction du métro, nous croisâmes la rue Saint-Laurent et son Club soda.

Bon, comme ça, ça peut ressembler à pas grand chose. Le Club soda, c’est rien qu’une salle de spectacle et bla bla.

Mais tu me connais, public en délire, et je ne te raconte jamais des histoires plates. Si je te parles du Club soda, en l’occurence, c’est parce que quelque chose d’intéressant s’y est produit. Genre un meurtre, un billet de loterie gagnant, ou une soirée électorale du Parti Québécois.

Avec l’Homme Aux Cheveux De Fée, nous frétillâmes comme des jeunes demoiselles, nous interrogeant du regard: y aller ou pas? C’est pas tous les jours qu’on a la chance, en sortant d’un sex-shop, d’aller écouter les résultats du scrutin (j’aime bien ce mot) du jour en direkt avec les perdants. Conscients d’y être intrus, nous nous introduisimes quand même dans ce temple du bleu, en faisant bien attention de ne pas mentionner que notre vote était allé à un autre candidat.

C’est à la soirée électorale péquiste que nous allions, public délirant et inattentif. Le PQ. Èl paï-ku. Le Québec Libre, et tout le machin.

Devant un immense écran géant, où une main divine mais inconnue se chargeait de changer les postes se tenaient des fans en délire (comme toi public) de l’idée péquiste. Des visages longs qui témoignaient du grand malheur que devait maintenant vivre le Québec à cause de sa bêtise électorale. Des gens qui pensaient que dire «Les québécois veulent un meilleur investissement dans l’industrie aéronautique, leur vote en témoigne» est une chose tout-à-fait normale. Des gens pour qui scander « Le Québec un pays » à tout bout de champ, ou bien d’applaudir dès que l’écran mentionnait positivement le nom de leur parti est un summum de patriotisme.

À l’arrivée d’André B., l’Hommes Aux Dents Splendides, notre instinct patriotique s’est enfin soulevé. Affichant fièrement mon nouveau macaron « Étudiant, négligé par Charest », donné par un mignon BCBG péquiste, je me sentis d’attaque, l’Homme à mes côtés, pour tenter d’atteindre la main, la peau, le tissu du chandail, la sueur du Magnifique A., mon idole. Malgré tout, je n’étais pas la plus convaincue: des demoiselles ébranlées pleuraient de joie devant tant de splendeur.

André B. étant trop Big pour moi (même si je suis déjà passée à la télévision et à la page A8 de la Presse, quand même), je ne pus atteindre Son Corps. L’Homme Aux Cheveux De Feu Blond eut plus de chance, et put m’affirmer que « André Boisclair a des grosses mains ». Mais c’était le début du discours et non pas le moment de rigoler. Il fallait pleurer, écouter avec ferveur, applaudir au bon moment et omettre les erreurs de syntaxe et de synonymes du Chef. Consciente de l’importance de mon rôle, je m’y mis religieusement, ce qui me valut l’infime honneur d’être filmée pendant au moins 20 secondes par TVA et son hélicoptère (non, ok, pas l’hélicoptère), mon splendide foulard pashmina bleu contrastant souverainement (comme dans souveraineté) avec le blanc de mon chandail (et cachant bien à propos le logo d’équiterre qui y figurait).

Après l’enlevant discours commis par ce si grand Homme (André B., pas l’Homme Aux Cheveux) et les regards que se lançaient la faune journalistique entourant la foule larmoyante, ce fut le moment pour les candidats élus de monter sur scène eux aussi. C’est dans ces circonstances que je sentis ma taille empoignée par deux mains fermes, pleines de leadership, d’expérience, de souverainisme, de respect de ses électeurs, etc.: les mains de Louise Harel, la Femme Aux Cheveux Blancs Et À La Frange (moi aussi j’ai une frange on est pareilles c’est mon idole!!) qui tentait d’atteindre l’enviable espace surélevé qui meublait la salle. Incapable de résister, je permis à la Femme Magnifique de l’atteindre en me soumettant à son autorité, la forme de ses mains me brûlant les flancs. Son sourire resplendit aussitôt à côté de celui d’A. mon Dieu.

Les photographes ayant longuement photographés, et les caméramans caméramés, le Chef put enfin descendre de son piédestal où il nous avait inondé de visages contrits pour refendre la foule et atteindre la sortie. Dès ce moment, le spectacle était terminé et la principale préoccupation des gens fut de quitter la salle. Mais l’Homme Fougeux et moi sommes rebelles. Niant l’existence d’une ligne immense de reconstruisons-notre-régionnistes qui tentaient d’atteindre leurs vêtements chauds, nous envahimes les tabourets reconstruisons-notre-environnementistes et adoptâmes l’air malheureux des gens reconstruisons-notre-santéonnistes qui nous entouraient (nous avions décidé de nous pratiquer à avoir l’air triste pour « mieux fitter dans le décor »). Nos mimiques étant d’une rare vérité, une journaliste d’une quelconque radio anglophone s’y laissa prendre et conçut l’idée que nous étions de fidèles reconstruisons-notre-éducationnistes. Découvrant avec joie nos capacités anglophoniques, elle s’empressa de nous questionner à propos de notre chef, de nos déboires électoraux et de notre conviction par rapport à un futur meilleur pour notre parti.

Sauf que j’ai voté QS.

Nous mîmes alors tous nos efforts à mentionner que la Souveraineté devrait être la Bataille numéro un de notre Parti, que l’environnement ne devait pas prendre une aussi grande place puisque le Québec ne pourrait pas agir tant qu’il ne serait pas un Pays, que nous pensions que cette soirée était une défaite pour notre Parti puisqu’il n’était même plus l’Opposition Officielle, bref nous prîmes cette entrevue à coeur. Nous quittant enfin après un dernier regard confus, la journaliste nous permis de laisser libre cours à notre hilarité. Cette soirée, qui donnait tous les signes d’une soirée ordinaire, avait pris une tournure plus extrême que nous aurions pu penser. Après quelques minutes d’attente et des chuchotements amusés (nous tentions de garder profil bas: qui sait ce que peut faire un péquiste pas content), nous partîmes en quête de nos manteaux que nous atteigâmes rapidement.

En retour, incapable de taire notre hilarité, nous captâmes l’attention d’un fan d’André B. (le macaron home-made qui ornait son manteau était une preuve suffisante) qui décida de disserter avec nous. À notre grand soulagement, son lit résidant au métro Sherbrooke, nous eûmes à acquiescer que quelques minutes à son babil motivé. Éreintés par notre aventure politique, notre esprit se tût jusqu’à ce que nous arrivâmes à notre lieu de vie. Notre séparation fût déchirante et les pleurs déboulaient encore mes joues lorsque je rencontrai la Femme Aux Mamelons dans l’autobus. Cette rencontre, d’une quelconquité alarmante, eut pour effet de calmer mes sanglots et je pus rentrer en paix chez moi.

Sinon, aujourd’hui c’était l’anniv’ de Max.

**

Votre vie ne peut passer à côté du thème musical du PQ dont nos oreilles ont été arrosées toute la soirée.

Schlak

Samedi, mars 24th, 2007

Hier, après avoir chanté de façon endiablée moult chansons (on oublie pas Coeur de loup, American Pie et The Saga Begins. Ni Aimer, la meilleure du monde!), j’ai failli mourir dans une guillotine à cause d’un magicien saoul alors que 4 mecs et mon Ari préférée craignaient pour ma vie (mais pas moi parce que je suis courageuse - et un peu saoule). J’ai même eu droit au «Gab, je veux que tu saches que je t’aime» avant mon exécution. Et aux félicitations d’un mec inconnu après, subjugé par mon courage.

C’était vachement drôle.

**

Mention spéciale à sexy-devil@hotmail.com, le magicien qui m’a sussuré: «T’aimes ça hein être à quatre pattes, hein t’aimerais ça qu’on soit seuls» avant de presque me tuer. C’était d’un charme. D’un charme dégoûtant.

Des élections

Vendredi, mars 23rd, 2007

J’ai reçu ce matin un courriel assez intéressant sur la politique actuelle et le moyen d’agir. Pour ne pas rallonger inutilement ce billet, faudra aller lire le contenu de la chose ici.

Ce courriel m’a fait réfléchir, où plutôt m’a donné l’occasion de formuler l’état actuel de ma réflexion. J’ai donc envoyé une réponse à son auteur, rapidement, sur le coup du moment, sans trop le relire avant d’appuyer sur “envoyer”. Mais, en le relisant, j’y vois beaucoup de sens. Beaucoup d’absolutisme aussi («Bref, j’aime l’idée d’une discussion si c’est sur le rôle et l’importance de l’état dans la vie moderne, et la remise en question complète du système capitaliste qui le supporte.», comme si je n’étais ouverte qu’à ce genre de discussions…), beaucoup de confusion dans la pensée, beaucoup de réflexions à faire, etc.

Mais j’aime bien ce que j’y voit. Je sens que je suis sur une voie intéressante. Malgré que j’aie beaucoup de difficulté à exprimer une quelconque idée politique.

Voici:

(il faut avoir lu le texte auquel je réponds pour comprendre, hein…)

J’appuie ton initiative, et je suis 100% derrière cette phrase: «Or, dans ce projet, tout est relié ; il est absurde de séparer santé, éducation, économie… il faut réfléchir globalement.»

Il me semble, à moi aussi, qu’en définissant des “priorités” les partis politiques ne font que diviser le problème en des parties de plus en plus petites, s’éloignant par le fait même du noyau initial et ne résolvant rien, seulement les conséquences de ce problème.

Mais, je n’appuie pas le reste de ton discours. Mon vote pour QS est déjà dans l’urne (vote par anticipation), et je ne regrette pas mon X, mais mon idée politique va plus loin. Je ne crois pas en l’état que je vois aujourd’hui, et j’ai l’impression de plus en plus grande que ce n’est pas en passant par celui-ci que nous pourrons changer les choses, mais bien en s’organisant, citoyen-e avec citoyen-e, pour des causes qui nous tiennent à coeur. C’est en parlant aux gens, en agissant au quotidien (je ne parle pas ici de recycler chez soi, mais d’organiser des événements, des actions directes, etc.) que nous pourrons vraiment changer les choses.

La révolution tranquille fut un grand pas en avant pour le Québec, certes, mais fut-ce assez? Pour ma part, je me sens beaucoup plus proche du FLQ que du gouvernement de Jean Lesage.

J’ai donc voté, et je crois qu’il est important de le faire, mais je ne prend pas ce vote pour plus que ce qu’il est: un appui, parmi tant d’autres, pour un parti politique qui représente une partie de mes convictions. Je ne souhaite pas être classifiée dans une quelconque catégorie politique (je pense à l’anarchisme), mais à mon sens, l’état serait beaucoup mieux avec une démocratie directe comme on le voit en AG.

Je ne sais pas encore si je ferai passer ton message puisqu’il ne représente pas vraiment ma pensée. Je te promet d’y réfléchir, par contre. Ce qui me bloque, je crois, c’est que je n’arrive pas vraiment à comprendre le but de ton initiative. Cherches-tu à lancer un mouvement en faveur de QS (il me semble que non puisque ton allégance politique n’apparaît qu’à la fin), cherches-tu à lancer plutôt une discussion sur la politique québécoise actuelle (c’est ce que j’y vois)? Je me demande aussi si tu es vraiment convaincu que c’est en oubliant un papier dans une boîte de carton aux 5 ans qu’on peut changer les choses (en tant que participant actif à la vélorution, tu ne me donnes pas cette impression, mais qu’en sais-je?!). Bref, j’aime l’idée d’une discussion si c’est sur le rôle et l’importance de l’état dans la vie moderne, et la remise en question complète du système capitaliste qui le supporte.

Ma pensée peut sembler plus ou moins claire, et elle l’est puisqu’elle a été écrite en 20 minutes par un cerveau qui n’est pas encore sûr de lui. Je serai heureuse d’être tenue au courant des développement de ton action, dans tous les cas.

Je te salue bien bas,

Gabrielle Anctil

PS. En relisant ton texte, j’y ai vu surtout une exhortation à la reprise en main de la politique par les citoyens, idée que je trouve très louable, mais via les élections, ce que je n’arrive pas à comprendre. Je reprend une phrase que j’ai écrite plus haut et te demande si ” tu es vraiment convaincu que c’est en oubliant un papier dans une boîte de carton aux 5 ans qu’on peut changer les choses”?

De plus, mon opinion par rapport aux partis politiques est très simple: ils sont inutiles et stupides. Toi-même le dit « mon vote ira à Québec Solidaire. » Mais, dans ton comté, ce n’est pas QS qui est sur le bulletin de vote, mais le nom de quelqu’un qui représente les idées de ce parti. Dans le cas de QS, il me semble certain que chacun des individus aura le droit, si élu, de parler en son nom propre (et celui de ses électeurs, espérons-le) mais est-ce le cas pour le PQ, le PLQ et l’ADQ? Sûrement pas! (L’ADQ me semble le meilleur exemple de cela, avec pour seul “individu” la figure du Chef (majuscule ironique) Mario Dumont). En politique, nous devrions voter pour les idées d’un seul individu et pas pour celles d’un groupe. C’est impossible que les idées de chacun des membres de ce groupe soient absolument similaires, de toute façon. Enfin, le débat ne porte pas là-dessus, mais il me semble encore plus ironique de voter pour un parti, alors que c’est à côté du nom d’un humain que tu noirciras une case.

**

Sinon, j’ai un bouton sur le genou.

8%

Mercredi, mars 21st, 2007

Quiz Result Provided By: theOtaku.com.


What Ninja Class Are You?

Hosted by theOtaku.com: Anime. Done right.

**

Sinon, vendredi c’est la Journée Internationale de Paix entre les Pirates et les Ninjas.

C’est beau non?

Deep Blue

Mercredi, mars 21st, 2007

Je m’ennuie de l’implication étudiante.

**

Aujourd’hui, j’ai fait signer des pétitions pour une grève à Mac Jilles la semaine prochaine. C’est fou ce que les gens signent sans écouter. C’est fou aussi ce que les gens pensent que les frais de scolarité ne sont pas assez élevés. C’est fou, surtout, ce que les gens signent quand ça les concerne personellement (Et les étudiants internationaux? Et les étudiants du Québec? Et les belges(!)? ). C’est fou ce que je suis incapable d’argumenter en anglais.

Je suis même tombée sur un mec qui croyait aux référendums mais pas aux Assemblées Générales.

**

Bon, comme ce billet ressemble trop à celui que certaines personnes pourraient publier, je vais mettre une image de lapin pour changer de sujet.

**

En plus c’est pas ça que je voulais dire au début. Grmbl.

365 1/4

Mercredi, mars 21st, 2007

De là à ici.

Qui l’eût cru!

En spécial cette semaine

Lundi, mars 19th, 2007

Un deux dans un! Deux épisodes de La vie de Gabrielle, dont un format double! *Applaudissements*

**


Marcel, Marcel!!

Lundi, mars 19th, 2007
Lutter contre le caractère fragmenté de son moi.

Les vacances dans 16 jours (ouvrables).

Camus mon amour

Lundi, mars 19th, 2007

Je viens de découvrir que j’ai des tendances existentialistes.

C’est absurde.

Citoyenne du monde

Dimanche, mars 18th, 2007

Aujourd’hui, je suis allée noircir une case. Inutilement.

**

Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob | Lien artistique snob

Je rigole!

Vendredi, mars 16th, 2007

Alors que je voulais parfaire mon éducation, j’ouvre la page wiki de l’anarchisme et je tombe sur ça:

Hum.

Le drapeau noir, là, c’était obligé?

Parce que, tsais, c’est juste un gros bloc de noir.

Mouharharhar!!

C’est drôle quand wiki se prend au sérieux! Digne d’Uncyclopedia.