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Archive for février, 2007

Dans une optique plus sérieuse

Mercredi, février 28th, 2007

J’ai continué le ménage de mes liens et j’ai trouvé des trucs sympas que je vous balance en vrac.

Pétition envoyée à Kimberly-Clark pour leur demander d’être plus gentil avec la forêt boréale. On signe ici.


Transnationale.org
. Ce site se donne pour but d’analyser le profil des grandes entreprises mondiales (on y retrouve, entre autres, bombardier, québécor, power corp. et bien d’autres plus internationaux comme l’inévitable wal-mart). Très, très intéressant..

Dans la même optique, le site de la REQ qui permet (sous l’onglet « consulter les dossiers d’entreprise » puis « recherche d’une entreprise » et finalement « rechercher au registre des entreprises ») de consulter plein de détails intéressants sur les entreprises québécoises (y incluant les associations étudiantes par exemple). Le site est un peu capricieux et les termes de recherche doivent être absoluement corrects sinon la recherche ne retournera aucun résultat. Mais tapez dont « groupe archambault » pour le plaisir de voir tous ces magasins qui sont associés à québécor sans qu’on le sache. Encore là, très intéressant…

Il y a des “How To” de n’importe quoi, et même de comment ne rien acheter. Wouu!

Sinon, on peut toujours sauter sur des lits d’hôtel

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Mercredi, février 28th, 2007


Are You a Pirate or a Ninja?
Your Result: Ninja
 

You are the shadow of a mirage, a black cat at midnight. You can move without any sound, and traverse the most crowded area unseen. You use things like shuriken and kunai to achieve your ends, no matter what.

Pirate
 
Are You a Pirate or a Ninja?

V.-31+E

Mardi, février 27th, 2007

Texto dans mes notes de cours:

Le lecteur préfère une oeuvre pleine de rebondissements, comme celle de Balzac.

Balzac? Les descriptions, là…? …? Hum. C’est ce que je croyais. «Rebondissements», mon cul.

Proust marie-moi!

Lundi, février 26th, 2007

J’ai récemment plongé mes prunelles dans la première partie du premier tome des sept qui composent le classique À la recherche du temps perdu du moustachu Marcel Proust.

Bon.

Il me semble fulguramment urgent de changer l’opinion que la planiète [sic] en entier semble avoir sur Marcel. Je m’attelle donc à cette tâche ardue et me donne le défi de vous donner l’envie pressante de (1) cesser de considérer Proust comme un auteur de snobinards et (2) enfiler votre costume de bain pour vous baigner dans ses phrases alambiquées.

**

Partie unu* : l’expérience personnelle.

Comme je l’ai avoué sans pudeur précédemment, mon parcours U.-sitaire dément (30 livres par session, pas moins**!) m’a forcé à lire Marcel à la va-vite entre un Kafka et un Breton (le Surréalisme pour les nuls). J’ai du rapidement parcourir les deux cent pages (193 pour être précise dans l’approximation) de la partie unua* de Du côté de chez Swann intitulée, pour des raisons évidentes du lecteur, Combray.

Résumé : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : ” Je m’endors. ” » commence-il. Au réveil, le lendemain, déboussolé, Marcel se demande où il est. Suis-je dans ma chambre, dans la maison de Combray où nous allions passer nos vacances lorsque j’étais jeune? Ah, cette maison où vivait ma tante, où nous faisions des promenades et où absolument rien ne se produisait! [bla bla pendant 200 pages]. Mais non, alors que je me suis remémoré tous ces souvenirs qui, écrits, durent plusieurs arbres, quelques instants se sont passés dans la vie réelle et, reprenant mes esprits, je réalise plutôt que je suis dans ma chambre et non pas à Combray. Fin.

Juste pour l’ellipse qui se produit dans le récit, et le grand éclat de rire qui nous prend lorsque, à la page 193, on lit : « Certes quand approchait le matin, il y avait bien longtemps qu’était dissipée la brève incertitude de mon réveil. Je savais dans quelle chambre je me trouvais effectivement, je l’avais reconstruite autour de moi dans l’obscurité », réalisant que toute cette histoire ne se produisait en fait qu’en un moment, une minute tout au plus, celle du réveil où l’on ne sait plus son prénom, Combray mérite d’être lu.

Pour ma part, j’ai eu un pétillement et un immense sourire satisfait en découvrant la courbe, le retour au point exact du départ, la maîtrise immense du récit. Impressionnant.
Mais ce n’est pas tout! Passons à là :

**

Partie du* : le style de Marcel.

Marcel est fort connu des gens qui se/le considèrent comme snob comme étant l’auteur qui écrit des phrases à n’en plus finir.

Soit.

Je ne nie pas.

C’est même plus que vrai.

Citation : « Et pourtant, parce qu’il y a quelque chose d’individuel dans les lieux, quand me saisit le désir de revoir le côté de Guermantes, on ne le satisferait pas en me menant au bord d’une rivière où il y aurait d’aussi beaux, de plus beaux nymphéas que dans la Vivonne, pas plus que le soir en rentrant - à l’heure où s’éveillait en moi cette angoisse qui plus tard émigre dans l’amour, et peut devenir à jamais inséparable de lui - je n’aurais souhaité que vînt me dire bonsoir une mère plus belle et plus intelligente que la mienne. »

Respirons. Pfff-m pfff-m.

Bon.

On relit la phrase maintenant : « Et pourtant, parce qu’il y a quelque chose d’individuel dans les lieux, quand me saisit le désir de revoir le côté de Guermantes, on ne le satisferait pas en me menant au bord d’une rivière où il y aurait d’aussi beaux, de plus beaux nymphéas que dans la Vivonne, pas plus que le soir en rentrant - à l’heure où s’éveillait en moi cette angoisse qui plus tard émigre dans l’amour, et peut devenir à jamais inséparable de lui - je n’aurais souhaité que vînt me dire bonsoir une mère plus belle et plus intelligente que la mienne. »

On respire encore. Et on acquiesce. Cette phrase est magnifique. Construite impeccablement. Commence quelque part, se perd et finit par arriver ailleurs sans jamais que le lecteur n’ait besoin de la relire pour comprendre le chemin parcouru ni, et cette caractéristique me semble absolument essentielle, se souvenir du point de départ. On ne perd pas le fil avec Proust (euh, Marcel). On se laisse glisser, zouup, sur ses constructions longues et langoureuses pour arriver, finalement, au point. Les cent quatre-vingt-treize pages que j’ai admirées ne sont que pleine de ce genre de perles, alignées l’une après l’autre.

Je m’emporte. Continuons :

**

Partie tri* : le snobisme.

De façon plutôt malheureuse, Marcel est vu comme un auteur snob.

Bah ouais. C’est même plutôt normal.

Prenons la littérature. D’un côté, les « classiques », briques poussiéreuses portant des titres comme « Les confessions » ou « Les essais*** ». De l’autre, les best-sellers, livres hyper-vendus (vendus! de la littérature, vendue!) et connus de tous, comme le « Da Vinci Code » et « Harry Potter and the Goblet of Fire**** »

Les premiers semblent faire peur, pour une raison qui m’échappe, mais que nous pouvons deviner à travers les seconds. Les best-sellers sont en effet faciles d’accès. À l’intrigue peu complexe (je dois sauver la planète!), aux personnages souvent peu caractérisés (voir Bernard Werber), aux rebondissements plutôt probables (John, je vous aime!), ces livres ne demandent aucun effort intellectuel (ou si peu) et sont l’équivalent d’un James Bond à la télé, mais avec le côté « cerveau » donné par le fait que ce sont des livres. Les premiers, par comparaison, semblent des monstres de réflexion (pour ceux qui n’ont jamais lu La farce de maistre Pathelin, for sure) et, par le fait même, font peur.

Perso, ce sont les Harlequins (Anna, vous avez besoin de moi, faible femme que vous êtes, pour vous protéger dans ce monde terrifiant) et cie. qui me font peur, pour la conception du monde et de la femme qu’ils véhiculent. Mais je suis une intello finie, tout le monde sait ça.

Marcel, dans cette optique, est donc le modèle précis d’un auteur de snob (snob étant ici le synonyme d’intellectuel). L’intrigue de son bouquin est plutôt inexistante (j’ai mentionné que l’histoire est d’une platitude incroyable?) et ses phrases durent dix pages. Pas le genre de truc qu’on lit dans le bain pour se changer les idées, hum. Quoique.

Vous faites donc face à un dilemme :
Unu : Vous vous laissez influencer par l’opinion négative que le titre Du côté de chez Swann et, important, vous manquez le bonheur (j’insiste) cachée sous la couverture rébarbative du livre en refusant d’être vus en sa compagnie.
Du : fuck la société, rébellion, anarchie, je brûle ma brassière et je lis du Proust dans le métro, hell yeah!

**

Partie kvar* : conclusion.

L’intrigue du Combray dont j’ai eu l’infime honneur de lire les rebondissements (ahah, rebondissements) n’existe pas. Et c’est dans cette absence, versus l’incapacité dans laquelle j’étais de cesser de lire, que repose tout le talent de Marcel-le-moustachu. C’est bon, putain, c’est excellent, c’est comme du fromage chaud sur une pomme avec du miel, mais en 200 pages (et plus, tellement plus). C’est à se rouler par terre. C’est à écrire quatre pages de texte à 3h du matin le dimanche soir seulement pour déclarer sa flamme au monde entier. C’est à en parler à des inconnus dans la rue. C’est à être incapable de se maîtriser lorsqu’on entend le nom chéri de l’auteur.

Mais, quand même, faites-vous pas trop d’attentes. Je voudrais pas avoir votre mort sur la conscience parce que je vous aurais déçus. Choisissez la vie et le condom c’est out!

(Le texte au complet sans pub disponible gratoss grâce à Wiki)

Ah! Malgré ce qu’on pourrait croire, Marcel s’apparente fort peu à Balzac. La seule ressemblance que j’y voit, en fait, c’est qu’ils utilisent tous les deux la lettre « e » (et les autres lettres de l’alphabet. Et même, parfois, le mot « table »).

**

Sheiße! C’est quand même long comme épidictique, ne?

**

* C’est de l’esperanto, public curieux!
** Bon, je me plains pas, je connais des gens pour qui c’est pire…
*** Respectivement Rousseau et (soupir) Montaigne.
**** Du merveilleux Daniel Brun et sa copine milliardaire J. K. Rowling.

Citation

Lundi, février 26th, 2007

Lu deux livres différents:

1. -Je vous en prie! Comprenez que je ne peux pas vous laisser seule sur cette île. Faites-moi confiance. J’ai mes raisons.

[…]

En entendant Xanthier s’éloigner, Alannah eut du mal à contenir ses larmes. Mais elle n’avait pas le choix, elle devait le protéger.

2. Toujours est-il que la ponctuation s’oppose sans doute à la continuité absolue de la coulée qui nous occupe, bien qu’elle paraisse aussi nécessaire que la distribution des noeuds sur une corde coulante.

[précédemment]

Sade est surréaliste dans le sadisme.

Chateaubriand est surréaliste dans l’exotisme.

Constant est surréaliste en politique.

Hugo est surréaliste quand il n’est pas bête.

Départ

Samedi, février 24th, 2007

Aujourd’hui, l’air sent le printemps et les voyages.

5e dimension

Mardi, février 20th, 2007

J’ai une cousine qui a 22 ans. Elle est avec son copain depuis 8 ans aujourd’hui. Ils sont fiancés. Elle est enceinte de 7 mois 1/2. (Il va s’appeller Charles)

Elle est avec le même mec depuis qu’elle a 14 ans.

J’ai un ami qui a 21 ans. Il m’a annoncé l’autre jour ses fiancailles avec sa naine chérie.

.

Moi je vis chez ma mère (pour pas longtemps encore, promis promis). Je crois pas au mariage. Je suis anti-mariage (d’où mes nombreuses fiançailles…). Ma relation de couple la plus longue a duré un peu moins que deux ans. Et les enfants… pff.

.

!!

**

Lien mâle | Lien femelle | Lien «ve» | Lien jeune

**

Bientôt, le retour de la Gwen drôle, spirituelle et curieuse. Pour le moment, je vais dormir 1483^2 heures.

Quatre sur quatre

Mardi, février 20th, 2007

Comme c’est excellent et que je l’ai fait trois fois en trois jours, sortez vos crayons papier (réutilisé) pour noter la recette du quatre quart

Ingrédients:
3 oeufs
3/4 t. de sucre
3/4 t. de farine
3/4 t. de beurre (on peut aussi mettre 1/2 t. de beurre et 1/4 t. de yogourt nature, ou même 1/2 t. de yogourt nature et 1/4 t. de beurre. le but, c’est de faire moins gras.)

vanille au goût
amandes tranchées au goût

Comment on fait ça:
-Mélanger le jaune des trois oeufs (garder le blanc pour plus tard) avec le sucre.
-Ajouter le beurre fondu et la farine.
-Monter les blancs en neige (brasser jusqu’à ce que le blanc soit hyper-crémeux et fasse des pics).
-Ajouter le blanc au reste.
-Verser dans un plat dont le fond est couvert d’amandes effilées (ça fait croquant).
-Mettre au four à 375° pendant 30 min (ou jusqu’à ce que le cure-dent ressorte propre).
-Mettre de la confiture/de la crème glaçée/du coulis fait maison dessus.
-Bien le cacher parce que c’est tellement bon que tout le monde voudra en manger.
-Être heureux.

Naire

Lundi, février 19th, 2007

kow`: “There are 10 types of people in the world… those who understand binary and those who don’t.”
SpaceRain: That’s only 2 types of people, kow.
SpaceRain: STUPID

*toux subtile*

Vendredi, février 16th, 2007

HUM HUM

DEMAIN MATIN 11H SQUARE BERRI

MARCHE POUR SOULIGNER LES DEUX ANS DU PROTOCOLE DE KYOTO.

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ceux qui manquent cette marche sont des peureux.

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bonnefetekyoto.wordpress.com

hum, hum!

Keep on

Vendredi, février 16th, 2007

(parce que sinon je vais vous parler de la MANIF DEMAIN 11H SQUARE BERRI)