Bon, c’est pas nouveau, mais écouter le roi lion à mon âge vénérable, c’est d’un tout autre intérêt.
Y’a les petites citations qui veulent rien dire quand t’as 8 ans mais qui ont une saveur bien drôle quand t’en as 20 :
« le devoir d’un roi va au-delà de sa volonté d’agir » (un peu spiderman et « avec un grand pouvoir viennent de grandes responsabilités », non ?)
« si tu confonds la monarchie avec la tyrannie // vive la république, adieu l’afrique, je ferme la boutique » (pouf, la révolution française)
« simba sera le nouveau roi soleil » (évidemment que c’est louis XVI qui a été tranché, mais louis XIV avait pas aidé, quand même !)
« rebelle et lion font rébellion » ( ! un jeu de mot)
Y’a aussi le fond « bataille entre le communisme et le capitalisme » qu’on peut s’imaginer facilement si on a l’esprit mal tourné. Scar, le méchant Staline (clin d’œil à 120). Mufasa, le pauvre tsar Nicolas et Simba/Lénine, déifié après sa mort. Et la victoire finale du capitalisme, redonnant ses couleurs et le bonheur de vivre au territoire du bon Simba (un mort-vivant, quand même) capitalisté par l’apparition de son père dans le ciel.
Timon et Pumba? Des hippies, vivant en commune dans la nature, « Pas de lois, pas de responsabilités », passant leur temps à chanter des chansons pacifistes et à manger végétalien. Des pas dangereux, qui vont finir par s’intégrer dans la société après avoir vécu leur trip d’adolescence. Probablement même un couple gay. (Enfin, on peut pas nier que Timon est jaloux de Nala quand il remarque la « relation spéciale » qu’elle entretient avec Simba) (« Ah ces carnivores, eww » me fait penser au « Ah ces hétéros, eww » que j’ai souvent entendu dans la bouche de certains gays que je fréquente [mais c’est une généralisation]) (Etc.)
J’y voit une image de l’amérique des années soixante, mais je suis peut-être une freak (capitalisme = bien, communisme = mal, hippies = joyeux lurons).
Enfin, quelqu’un pourrait me dire qui sont en termes réels les hyènes et les lions dont Scar/Staline parle dans son discours d’investiture : « C’est donc le cœur brisé par le chagrin que je monte sur le trône sachant que dans notre infinie douleur nous nous relèverons pour saluer l’avènement d’une ère nouvelle dans laquelle les lions et les hyènes s’uniront pour ériger l’avenir en un glorieux édifice. »
(tiens, plus de détails ici)
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En gros donc, c’est l’histoire d’un jeune capitaliste qui, chassé de son pays par le méchant communisme, se retrouve dans une commune de hippies. Après un parcours juvénile, il acquiert sa maturité grâce à un grand sage (Rafiki, le plus cool) et retourne dans le droit chemin, reconquiert son pays et le laisse prospérer grâce à la libre conccurence (le « cycle de la vie »).
Et je pourrais continuer comme ça pendant des heures**.
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C’est drôle, il y a des vrais ronronnements dans le film.
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Oh, on oublie pas les légendes urbaines. Moi j’arrive pas à le voir, vouz?
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Timon: Eh, t’es complètement fou j’vais pas me déguiser en vahinée!
(chantant)
Ne vous demandez pas si c’est du lard ou du cochon
Si vous n’avez pas croqué du — d’mon compagnon
À la file indienne
Chères petites hyènes
Venez — moyenne
Ouu yala hé
Yum Yum
Y’a du plaisir
Yum Yum
Régalez-vous
Yum Yum
Dans le cochon on mange tout
You
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Quelqu’un veut me prêter la belle et la bête pour que jy hallucine le poids de l’image dans la société et la marginalisation de l’intellectualisme?
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*c’est faux, évidemment
** Je viens de lire que Rafiki serait la religion, Hakuna Matata le libéralisme (occupe toi de tes affaires et laisse les autres se débrouiller) et Pumbaa le « Fat Pig ». Ouain, ça se tient mieux.