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Archive for octobre, 2006

21. !

Lundi, octobre 30th, 2006

(je vous l’ai déjà raconté, gens que je fréquente dans la vraie vie. andy surtout elle risque de trouver ça redondant. mais)

Au travail:

Texane (elle me l’a dit - en anglais mais j’ai traduit pour toi, public unilingue): Avec-vous des livres pour les jeunes enfants?
Moi, libraire compétente: Oui, mais seulement en français.
Texane: Mhh.. Bah, ma petite fille elle pourrait apprendre le français en plus de l’anglais et de l’espagnol.
Moi: Eheh, ouais, elle serait trilingue avant d’avoir 2 ans.
Texane: Eh, ça me fait penser à une blague. Quand quelqu’un parle trois langues, on dit qu’il est trilingue. Quand il en parle deux, il est bilingue. Mais comment s’appelle quelqu’un qui ne parle qu’une seule langue et n’a pas envie d’en parler aucune autre?
Moi: Ehh.
Texane: Un américain!
Moi: Ehehe, j’adore cette blague.

G w. B, j’ai trouvé des gens sympatiques ET drôles même proche de chez toi. La révolution approche raaaaaaaaah!

**

Je viens d’installer Adium. Mon dieu. Mais pourquoi cela n’a-t-il pas existé plus tôt?

Les gens qui rient seuls dans le métro (reprise)

Mercredi, octobre 25th, 2006

Je vous avais mis cet extrait du roman de L’amour aux temps du choléra de Gabriel García Márquez très peu longtemps avant de faire exploser mon blogounnet v.3.2. Comme je crois que c’est un texte vachement drôle (arrêtez moi, j’allais écrire «comme je considère qu’il s’agit d’un extrait de valeur»), je vous le remet. Je serai sûre sûre que vous l’aurez lu! Bondance ce que j’ai pu rire en lisant ça!

(Nous sommes dans la thématique littérature, j’en ai peur)

Pour des raisons complexe, Florentino est devenu écrivain public, se plaçant sur un coin de rue et composant toutes les lettres que les passants lui demandent. Ça donne ceci:

Le souvenir le plus agréable qu’il garda de cette époque fut celui d’une jeune fille très timide, presque une enfant, qui lui demanda en tremblant d’écrire une réponse à une lettre qu’elle venait de recevoir et que Florentino recconut pour l’avoir écrite la veille. Il y répondit dans un style différent, selon l’émotion et l’âge de la jeune fille, et avec une écriture qui ressemblait à la sienne car il savait en utiliser une différente pour chaque cas. […] Deux jours plus tard, il dut, bien sûr, écrire la réponse du fiancé avec la calligraphie, le style et la forme d’amour qu’il lui avait attribués dans la première lettre et il finit ainsi par engager une correspondance fébrile avec lui-même. Au bout d’un mois à peine, ils vinrent chacun de leur côté le remercier de ce que lui-même avait proposé dans la lettre du fiancé et accepté avec dévotion dans celle de la jeune fille : ils allaient se marier.*

*L’amour aux temps du choléra, Gabriel García Márquez, page 190 de l’édition de M.

Pareil pareil

Mercredi, octobre 25th, 2006

The quick succession of verbs of action in the imperfect is a particulary effective device, for it conveys an impression of mechanical movement which corresponds to the instinctive beahvior of Madame, who was a coquette «sans réflexion, sans le savoir.»*

Mis à part sa frappante exactitude, ce qui m’abasourdis le plus dans cette analyse, c’est le lien incroyable que l’auteur fait entre le temps et le mode des verbes de la citation qu’il analyse et les caractéristiques du personnage dont il est question. Genre, le mec il arrive à dire que Madame est coquette parce que les verbes sont à l’imparfait?!?!

Woah, j’ai hâte d’être comme ça, je vais impressionner les gens!! (Au moins, je vais m’impressionner moi!)

**

Dès que j’ai un moment, je vous parle des Concordances, ce mystère humain.

**

Avertissez-moi dès que je deviens dull, okay?

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* THOMAS, Ruth P. The Art of Portrait in the Novels of Marivaux, The French Review, Vol. 42, No. 1 (Oct., 1968), pp. 23-31.

Ctrl+Alt+Del

Mercredi, octobre 25th, 2006

Nico le geek, il lit cette bédé depuis un moment. Et il en parle devant moi depuis un moment. Sans déclencher la moindre étincelle d’intérêt. Jusqu’à ce qu’il commence à lire les archives et à m’envoyer les images les plus drôles. J’ai été contaminée.

Ctrl+Alt+Del est une BD de une page (4 cases habituellement) paraissant tous les deux jours (le lundi, mercredi, vendredi et dimanche en fait) sur le grand internet. Celle-ci raconte l’histoire de deux mecs, des geeks qui jouent à des jeux vidéos.

Bon. Ehrm. Si je vous dit que c’est vachement mais vachement marrant, vous allez me croire sur parole?

Je me disais aussi. Bon. Ctrl+Alt+Del est absurde et prévisible. La bédé exploite tous les clichés et pousse ses personnages à l’extrême dans le incroyable (je pense surtout à Ethan). Quand elle ne raconte pas l’histoire des personnages principaux, elle se moque de jeux vidéos que même moi, la non-joueuse compulsive, connais.

Ah et il y a Scott, le fan de Linux avec son pingouin (beh, linux, c’est un pingouin). Le mystérieux Scott.

Et le robot XBox. Et la gameuse. Et les copines de Lucas. Mouarh ahr. Et! Le chef Tony, le roi de l’Absurde.

Premier épisode. Juste un. Venez pas vous plaindre ensuite que vous êtes deviendus compulsifs!

Mort subite

Lundi, octobre 23rd, 2006

Public délirant, je sais que l’angoïssante attente t’a étreint ces dernières semaines. Tu ne pouvais plus dormir. Tu voulais savoir.

Aujourd’hui est le jour de la salvation. Tes questions pourront enfin rejoindre leurs réponses chéries, et vivre heureuses jusqu’à la fin des temps.

Tu sauras aujourd’hui toute la vérité, public chérie, sur l’acte courageux et révolutionnaire que j’ai commis, le 22 septembre dernier, en compagnie de Nico.

Je suis allée au Die-In de Montréal.

Oui, oui, public délirant, le Die-In. Souviens-toi. Le 22 septembre de l’an de grâce deux mille six, il y a déjà un mois de cela, se tenait dans la presque plus belle ville de l’espace la journée sans voiture. Cette journée, comme son nom le montre assez clairement, visait à assembler les prolétaires du monde montréalais sous la bannière du piétonnisme, du véloïsme et du skateboardisme (entre autres). Mais un Die-In, quessé, pourquoi, comment?

Un Die-In, public avide de savoir, «c’est un évènement symbolique (au même titre qu’un Sit-In ou un Bed-In) à caractère théâtral,» me dit le site officiel de l’événement. Dans le cas qui nous occupe, c’était une manifestation à caractère pacifiste rassemblant des gens bien sympatiques qui avaient la ferme intention de se coucher dans la rue (mais beurk c’est sale!) Sainte-Catherine, juste en diagonale du centre Eaton, bloquant la méchante circulation polluante. Nous l’avons fait.

C’est le groupe Masse Critique* (qui organise chaque dernier vendredi du mois un happening de cyclistes désirant faire valoir leurs droits sur la route [parce que c’est loin loin loin loin loin d’appartenir seulement aux automobilistes, tenez-vous le pour dit!]) qui avait pensé et publicisé la chose. Tellement publicisé, en fait, que c’est une centaine de personnes qui a regardé le ciel, en silence, pendant quelques minutes ce vendredi-là. Tellement publicié, même, que la police, accompagnée d’une sympatique escouade anti-émeute, a encadré la chose pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de bombes ou de meurtres (on le sait, c’est dangereux un pacifiste).

Mais ça réclamait quoi, ce Die-In? Inspiré de celui qui avait eu lieu en 1976, il y a un gros moment de ça, le Die-In Montréal 2006 voulait simplement attirer l’attention du public sur le danger d’être un cycliste (et un piéton) fier dans la vie de tous les jours. Un Die-In symbolisait efficacement les morts que causent l’engin polluant chaque année. (C’était d’ailleurs très beau).

Mais c’est quoi ça Masse Critique? En fait, il faudrait plutôt se demander, c’est quoi la Vélorution? Tout simplement un regroupement de cyclistes qui (exactement comme bibi) en ont franchement marre de risquer leur vie//la bonne santé de leur vélo à cause des stupides automobilistes (sentez-vous à quel point je me retiens de ne pas devenir insultante?). Masse Critique s’occupe d’organiser une rencontre de cyclistes frustrés (mais néamoins forts aimables) chaque dernier vendredi du mois (LE PROCHAIN, C’EST CE VENDREDI**).

Donc! C’était bien drôle et assez décousu. Les gens étaient incroyablement agréables. Le résultat très beau («Eh mais je veux voir ce que ça donne.» «Beeeh, tu regarderas les photos, à la quantité d’appareils qu’il y a ici.» «Ehhh… Mhh… Ouais…»). La chose trop vite passée. Le visage barbouillé de faux sang, nous sommes rentrés chez nous, instruisant un mec dans le métro au passage.

Un autre l’an prochain, j’espère?!


C’est Nico et moi, de dos, écoutant captivés les instructions préalables à notre décès. Plein d’autres photos habitent ici.

* Un autre site dédié à Masse Critique, section Montréal se trouve ici.
**J’y vais. Toi, tu viens avec moi, public militant?

**

En vrac, des liens que j’ai glânés là-bas et de clic-clic en clic-clic.

La Teresto: J’ai pas trop fouillé. Une fille (qui nous a ensuite traités de punks en apprenant que Nico et moi étions venus en métro o.O) m’a donné ce lien que je n’ai pas encore pris le temps de découvrir. Je vous l’envoie, faites-en ce que vous voulez.
Enwoye on avance: Wiki dédié à Masse Critique Montréal.

**

Andy a elle aussi parlé de la chose, et bien avant moi. Un autre oeil, le même point de vue. Les grands esprits se rencontrent?

Si tu appelles au secours

Samedi, octobre 21st, 2006


Edit: remarquez le petit arbre dans le coin inférieur droit. Yeah, Canal Famille!

Jingle Bells

Jeudi, octobre 19th, 2006

Ce matin, j’ai commencé à avoir hâte à Noël.

les joies de la vie

Mardi, octobre 17th, 2006

Je sortais d’une pas très cool journée à l’U. j’avais enduré un cours sur la rhétorique, un d’histoire de l’art qui me convainc que ce n’est pas ma voie de mineure, un tois heures de sommeil et une nuit passée à botcher un commentaire de texte (version U.-sitaire de «Dissertation»). Je me préparais à avoir l’air bête dans ma douche, dans mon cours de guitare et dans mon lit.

Je me préparais à vous faire un post terrible sur comment l’U. c’est du pouet et comment ça rend les gens malheureux.

Mais nous sommes mardi. Mardi est le jour ou je reçois mon agréablement odorant panier de fruits et légumes biologiques. C’est le jour ou je me pavane dans le métro, des feuilles d’un légume sain inconnu émergeant de mon sac en tissu. C’est le jour ou j’entre dans un wagon ou s’entassent des petits choux, le popotin sur le plancher, papotant allègrement sous l’oeil sympatique de leur monitrice et des autres passagers avec qui je ne peux m’empêcher d’échanger des sourires. C’est le jour où, en sortant du métro, ronchonnante sur cette horrible habitude qu’ont les gens de prendre l’escalier roulant, je croise une vieille dame, ratatinée, courbée, montant courageusement les vrais escaliers. C’est le jour où, fixant ma récolte de bonne nourriture sur mon vélo, sous la douce pluie, je suis abordée par cette même adorable vieille dame qui me propose de me faire à manger. «Vous avez l’air d’avoir un bon appétit mademoiselle, j’aimerais vous faire la cuisine.» «Et moi, je suis convaincue que ça serait excellent.» C’est le jour ou cette vieille dame s’éloigne avec un magnifique sourire étalé entre ses rides. C’est le jour où, en arrivant chez moi, mon Boris chéri m’attend pour me sauter dessus en ronronnant de contentement. C’est le jour où je reparle à une amie d’outre-eau sur le méchant èm ès ènne.

Alors c’est pas ma faute, mais le post bête, ce sera un autre jour.

Mon médecin et moi

Lundi, octobre 16th, 2006

Étant férocement atteinte d’une maladie malheureusement peu rare et très désagréable, je passe mon temps chez le médecin. La maladie: les allergies. Le remède: une piqure de désensibilisation chaque mois pendant 3 ans. 3 ans?!?! Ouais, je sais. Je passe donc beaucoup de temps chez le médecin. Beaucoup comme ça:

Doc: Ehh salut Gabrielle comment ça va?!
Moi: Ah bien bien, merci*.
Doc: Il me semble que ça fait longtemps que je t’ai vue.

Mais tel n’est pas le sujet de ce post.

Mon docteur, donc, je l’ai vu aujourd’hui pour les mêmes raisons que d’habitude. Après m’avoir demandé où j’en étais dans mon cheminement scolaire («T’as été acceptée à Mac Gilles finalement?»), il s’est enquéri de mon abstention au niveau de la prise de contraceptifs.

Doc: Mais, comment tu te protèges?
Moi: Euhh… Condom?!!
Doc (gros yeux faussement méchants): Tout le temps?
Moi: Beh oui!
Doc (encore plus gros yeux encore plus faussement méchants): Promis?
Moi: Évidemment!

Alors là j’ai pas le droit de le décevoir. Si je tombe enceinte, il sera triste et c’est mal.

**

Ça c’est le genre de truc qui serait vraiment bon pour une pub contre le sida.

**
*Je ne peux évidemment pas répondre «Pourquoi, t’es médecin?» à mon médecin.

2. résumé des épisodes précédents.

Lundi, octobre 16th, 2006

Je bloggue depuis le 21 mars de l’an de grâce deux mille six. Autrefois hébergée chez wordpress, j’ai rapidement pris conscience des limites de l’hébergement gratuit et j’ai tenté de trouver autre chose qui conviendrait mieux à mes désirs. Séduite un moment par Blogissime, j’ai rapidement perdu mes illusions, retournant les oreilles basses chez wordpress, désespérée de trouver satisfaction. C’est alors que je suis tombée sur une promotion m’offrant de me payer le luxe de mon propre nom de domaine pour une somme ridicule. Cédant au bonheur de ce rêve enfin réalisé, j’ai entrepris d’héberger moi-même ce blog chéri. Après moult tâtonnements (et beaucoup de sacrage), j’ai fini par installer le «très simple» (mon cul ouais) blog de wordpress.org, modifications au goût, satisfaction garantie.

Mais je voulais plus, encore plus, toujours plus.

**Cette phrase contient de l’ironie. Déconseillé aux jeunes enfants. La supervision des parents est reccomandée** C’est de cette façon que j’ai malencontreusement effacé ma base de donnée qui contenait, oh! bonheur!, mes archives. Retour à zéro, pfuiit, plus rien.

Here we are, donc, sur la toute nouvelle toute belle version de Gwenaelle.info, le meilleur blog du monde*, nominé pour meilleur blog de l’univers.

Au menu: des trucs stupides. Des trucs un peu intelligents enrobés de trucs stupides, et des niaiseries. Ah et aussi je chiale tout le temps.

Soyez d’ailleurs avertis que j’ai une fascination pour la multinationale google et que je suis régulièrement leur blog. Si ça vous tente pas d’en entendre parler, tant pis pour vous.

Aussi, je songe à vous bombarder de détails fascinants détaillés sur les liens que vous aurez l’honneur de voir apparaître à droite de cet écran. Mon globounnet sera donc enseveli sur les critiques linkaires ces prochains posts. Restez quand même je vous aime.

Alors eh, rebienvenue aux lecteurs fidèles et salut à Lola!


(non, il n’y aura pas toujours des pin-ups)

*Offre sujette à changement, voyez votre détaillant le plus proche pour plus de détails